Julie, Au Pair à Washington

Julie est partie en tant qu’au pair à Washington pour une année à la suite de son B.T.S. communication. Elle nous raconte son expérience et comment elle vit ce séjour. julie capitole1

Bon tout d’abord pourquoi les USA et pas la Grande-Bretagne ou l’Irlande ? C’est plus près quand même.

Pourquoi les USA ? Parce que la Grande-Bretagne ne me disait pas vraiment et puis parce qu’au moment où j’ai commencé à chercher il fallait une grosse coupure, un truc vraiment radical donc soit les USA soit l’Australie. Quitte à partir autant le faire vraiment !

Tu es titulaire de quel type de visa ? Ça n’a pas été trop galère de l’obtenir ? Tu es passée par un organisme qui t’a aidé ?

J’ai un visa J-1 qui est un visa d’échange culturel, il permet de rester sur le territoire plus de six mois, et également d’étudier, mais pas à plein temps puisque ce n’est pas un visa F-1. Pour obtenir mon visa, ou plutôt pour partir aux USA, j’ai fait appel à l’agence Cultural Care au pair, qui est une agence internationale qui envoi des au pair du monde entier aux Etats-Unis.

Pour rentrer dans ce programme j’ai passé un entretien, un test en anglais, et j’ai également rempli un dossier en anglais pour trouver ma famille d’accueil, suite à quoi j’ai eu des contacts avec eux avant de décider chez qui j’allais aller.

Une fois ma famille trouvé, j’ai dû prendre rendez-vous à l’ambassade des USA à Paris pour un entretien. J’ai dû apporter différents papiers pour certifier de mon identité et prouver que je partais bien avec une agence. Ensuite ils m’ont posé des questions, j’ai attendu une heure puis j’ai eu un autre rapide entretien avant qu’on me dise que je recevrai mon visa le lendemain.

En soi le visa c’est beaucoup de stress pour pas grand-chose. Mais il est certain qu’il y a des visas plus faciles à obtenir que d’autres.

Quand tu es arrivé, tu ne t’es pas sentie complètement paumée les premiers jours ?

Avec le recul, je peux dire que les premiers jours j’étais tellement sous le décalage horaire. Je ne me rendais pas compte de grand-chose ! J’ai effectué ma première semaine à l’école de formation de mon organisme, on a juste passé une journée à New York où on ne réalisait pas trop vu qu’on attendait juste d’aller chez nos familles d’accueil pour pouvoir enfin se poser… C’est après que j’ai senti la différence ; conduire – ah quelle misère -, demander des trucs aux restaurants, s’habituer aux pourboires systématiques, devoir demander de l’eau, comprendre qu’aux supermarchés les caissières font tout… Oui, j’avoue, ça m’a fait bizarre les deux premiers mois.  Maintenant je m’en sors toute seule et ce n’est pas plus mal !

Tu es au pair : le contact avec ta famille se passe bien ? Les enfants ne sont pas trop capricieux comme on peut se les imaginer ? D’ailleurs le type d’éducation est-il très différent de ce que l’on trouve en Europe ?

Pour ma famille d’accueil, c’est clair que l’éducation est totalement différente ici, d’autant plus quand on se retrouve dans un milieu aisé comme là où je suis.

C’est à dire qu’ici, un gamin, tout ce qu’il fait c’est génial, et s’il fait une connerie on va lui dire que ce n’est pas sa faute. La discipline ce n’est pas leur truc, les punitions non plus. Je ne dis pas qu’il faut mettre des gifles à tour de bras, mais juste leur faire comprendre qu’ils ne peuvent pas tout faire. Ils sont assez difficiles à contenter, j’avoue. Les miens, le père est italien et il a galéré toute sa vie pour avoir ce qu’il a, c’est-à-dire qu’il fait ce qu’il peut pour leur faire comprendre et apprécier ce qu’ils ont. Mais quand tu as onze ans un Iphone 5 une télé dans ta chambre, un billard au sous-sol à côté d’une salle de cinéma et que tu pars au Mexique pour le réveillon… Tu as un peu du mal à saisir le concept de ” J’ai trop de chaaaaaaaance “. Mais en dehors de ça, je n’ai vraiment pas à me plaindre, ils ne sont pas non plus du style à dire : ” tu bosses pour moi : ramasses mes crayons “, donc ça va  ! Amen ! Autrement j’aurais clairement pété une pile.

Je gère 4 enfants, mais plus particulièrement la dernière qui à 16 mois, les autres, je les garde très peu, je m’occupe surtout d’eux lorsque les parents sont absents comme cette semaine. Sinon on s’entend très bien, je suis leur première au pair donc ils étaient super enthousiastes à l’idée de me connaître – même s’ils croyaient clairement que j’étais Mary Poppins et que j’allais savoir tout faire en 2 jours -. Il a fallu qu’on fasse une mise au point à la fin du premier mois. Je n’avais pas l’impression qu’ils s’interessaient trop à ma personne, mais maintenant ça va mieux. On a passé les fêtes, le réveillon et mon anniversaire et tout le monde a fait des efforts. Donc ça se passe super bien. Ils me laissent d’ailleurs rentrer en France pendant une semaine en Mars. Super quoi. Sans parler qu’on est partis au Mexique pour le jour de l’an donc je ne peux rien dire

Bon en dehors de bosser tu as du passer des bons moments j’espère ? Tu t’es promené un peu ?

En dehors de ça, je me suis fait des copines au pair, pas mal de Françaises, j’ai pas mal visité Washington et New York, et même Cancún (mention spéciale). Mais c’est vrai qu’un weekend c’est court et que souvent la fatigue de la semaine prend le dessus. On a pas forcément le courage de faire des voyages. Cependant, on se fait toujours un musée ou un ciné, histoire de sortir de chez nous ! Et puis c’est vrai que je m’émerveille toujours des trucs simples qui me rappelle où je suis, pour ne pas rentrer dans la routine et être blasée. Ca reste les USA quoi !

Autrement, tu es titulaire d’un BTS Communication, tu comptes utiliser ton expérience en anglais pour valoriser ton CV dans ce secteur qui demande très souvent un bon niveau en anglais ?

Oui je compte bien utiliser mon anglais pour mon CV, sachant que je voudrais me servir de mon diplôme pour travailler dans le tourisme , la langue sera un énorme plus pour moi.

D’ailleurs tu rentres quand ? Pressée ?

Oh Oui, je suis pressée de rentrer ! D’autant plus que je fais une surprise à tout le monde pour la Saint Patrick ! :D

Justin

A propos de Justin

Justin rêvasse à l'idée d'aller vivre à New York. Il potache le sujet et tente de trouver un maximum de bons plans avant de partir et afin de faciliter votre départ.

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