Vivre à New York : une expérience époustouflante à partager

Premiers pas en terre inconnue

Je suis arrivée à New York un jour d’automne. C’était mon premier voyage outre-Atlantique et j’étais terrorisée ! J’avais décidé de passer ma première semaine dans une auberge de jeunesse de l’Upper West Side, avec vue sur Central Park tout de même !
À l’époque je n’étais pas très attirée par ce type d’hébergement, mais avec un budget serré et aucun contact sur place, cela semblait être la meilleure solution. Et effectivement, si l’on passe outre le fait que mon auberge ressemblait littéralement à un ancien asile psychiatrique, je n’ai pas été déçue !

Ma première nuit n’a pas été facile. J’avais eu la « bonne idée » de réserver un lit dans un dortoir mixte de 10 personnes, dans une pièce déjà trop chauffée ! L’avantage de cette situation, c’est qu’elle m’a permis de faire des rencontres dès le premier jour. Partager son espace de vie avec des inconnus ça créé des liens !

pexels-photo-286076

Et c’est ainsi que j’ai vraiment débuté mon aventure ! Le premier jour je m’étais liée d’amitié pour un couple d’Australiens. Je passais mes deux premiers jours à explorer la ville avec eux, reconnaissante d’avoir trouvé des compagnons avec qui partager mes premières impressions ! Je n’oublierai jamais mon excitation lorsque je découvrais pour la première fois Central Park aux couleurs de l’automne !

Après cette belle parenthèse, il était temps pour moi de passer aux choses sérieuses et de trouver un logement permanent. Je ne savais pas vraiment par où commencer. Ma demande d’ESTA m’avait déjà semblé insurmontable avant que je ne trouve le service approprié qui puisse m’aider. Avant mon départ, j’étais déjà anxieuse et déléguer cette tâche à un professionnel m’a bien soulagée.
Heureusement pour moi j’ai eu la chance de partager ce véritable casse-tête avec une étudiante britannique qui cherchait elle aussi un logement. Sa maîtrise de la langue et son aide m’ont été vraiment précieuses ! J’avais espoir de trouver un petit studio cosy, mais elle finit par me convaincre qu’une colocation avait bien plus d’avantages. Ensemble, nous avions commencé un véritable marathon de visites d’appartements. En à peine quatre jours, nous avions à nous deux visité environ 15 appartements ! Tout est plus rapide à New York. Ce n’est pas un euphémisme de dire que c’est une ville qui ne dort jamais. Notre quête a été intense, pleine de déceptions et de situations loufoques que je prends aujourd’hui plaisir à me rappeler.

skyline-buildings-new-york-skyscrapers

J’avais décidé de visiter une maison à Brooklyn dont l’annonce disait : grande chambre à louer dans une colocation typiquement New Yorkaise. Les photos montraient une charmante maison bien entretenue avec en prime une petite cour avec un barbecue ! Sur place, la réalité était légèrement différente… Les colocataires étaient en fait une mère et son fils âgé d’une quarantaine années. Ce n’est pas vraiment ce à quoi je pensais en lisant colocation New Yorkaise ! Mais qu’importe, le pire reste à venir. La grande chambre à louer était en réalité une pièce aménagée entre deux espaces de vie et sans fenêtre !

Et comme si ça ne suffisait pas, la propriétaire avait une dizaine de chats (qu’elle avait consciemment omis de préciser dans l’annonce) ce qui a valu à Holly une belle crise d’asthme et une visite d’urgence chez le docteur !

Mes colocataires : ma famille de cœur

Après trois mois passés à New York, je commençais vraiment à me sentir chez moi.

Mes colocataires étaient des jeunes actifs, tous passionnés par leur ville et friands de découvrir ce qu’elle avait à offrir. Ensemble, nous avons visité les expositions les plus dingues, nous avons fait la fête dans les meilleurs roof-tops de la ville et brunché au moins un dimanche par mois. Le brunch est sacré à New York, c’est l’occasion de se retrouver en famille ou entre amis et de débriefer sa semaine. Je me suis très vite habituée à cette coutume qui me permettait entre autres choses de me réveiller le dimanche matin à une heure raisonnable et de profiter de la journée.

Mes colocataires et mes collègues ont joué un rôle important dans mon intégration au sein de cette ville. Ils ont pris plaisir à partager leurs habitudes préférées avec moi comme j’ai pris plaisir à leur faire découvrir les fromages les plus odorants de la gastronomie française ! Sans eux, je n’aurais pas eu l’idée d’aller visiter le City Hall station, la caserne de SOS fantômes ou encore la Chinatown Ice Cream Factory ! Si vous aimez la glace et que vous êtes audacieux, allez-y et goûtez la glace au Wasabi, à la sauce soja ou au thé vert.

pexels-photo-48660

« Share if you care »

Après huit mois à New York je me sentais comme un poisson dans l’eau. Je connaissais le métro par coeur, je savais comment attirer l’attention d’un yellow cab et où acheter les meilleurs hot-dog sur le pouce. J’avais mes petites habitudes, le samedi je chinais souvent dans les friperies de Williamsburg puis j’allais me promener dans la High line avant d’aller dîner avec mes amis dans le quartier de Meatpacking district. Vivre à New York c’est la garantie de ne jamais s’ennuyer. Il y a tant à voir et à faire ici : la ville a un passé historique très riche et offre énormément au point de vue artistique et culturel.

Un jour, j’ai décidé de devenir guide touristique bénévole pour faire découvrir à mon tour mes endroits préférés. Deux dimanches par mois, je m’improvisais donc guide pour les touristes français de passage dans la ville. J’étais toujours ravie de voir leur regard surpris lorsque je les amenais manger un burger au Burger Joint. Il faut dire que ce mini restaurant caché derrière un grand rideau de velours rouge, dans le hall de l’hôtel Parker Meridien, peut surprendre. Parfois, c’étaient les touristes eux-mêmes qui me surprenaient comme ce jour où mon groupe m’avait demandé de les amener voir une messe gospel à Harlem. J’avais adoré !

Finalement, pour profiter pleinement de New York il faut partager son expérience. Après tout, les meilleurs speakeasy de la ville se transmettent de bouche à oreille…

Article original écrit par Claire Saindon.

A propos de Français New York

Leave a Reply